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La Rétro de SUD 2025 … 2ème partie

Publication : 02/01/2026

Avant toutes choses, vos élus SUD vous souhaitent une excellente année 2026!

Comme nous l’avions fait au mois de juillet dernier (cliquez ICI), pour les retardataires et pour celles et ceux qui voudraient se rafraichir la mémoire, nous vous proposons une rétrospective, une sorte de bilan-élan des évolutions sociales dans notre entreprise.

Cette fois ci, nous avons choisi de vous livrer un résumé de cette seconde partie de l’année en scindant les thèmes. D’un coté les séances de Négociations (locales et nationales) et de l’autre les CSE.

Pour plus de détails, n’hésitez pas à vous replonger dans nos communications.

En NEGOS LOCALES.

Un seul thème nous occupera sur cette fin d’année : La GEPP – Gestion des Emplois et des Parcours Professionnels

Septembre 2025 – Ouverture des négociations.

La négociation s’ouvre avec un sujet unique mais CRUCIAL : la GEPP, accord central visant à anticiper l’évolution des métiers, sécuriser les parcours professionnels, développer l’employabilité et accompagner les transformations de l’entreprise.

Cette première séance permet de dresser le bilan de l’accord GPEC arrivant à échéance au 31/12/2025 et d’identifier les éléments à reconduire ou améliorer.

Octobre 2025 – Clarification des attentes et premières crispations.

SUD rappelle que la GEPP doit être un outil structurant, reposant sur :

  • l’analyse des métiers en tension, en transformation ou émergents,
  • une cartographie des compétences actuelles et futures,
  • une étude d’impact des orientations stratégiques sur l’emploi.

Mais surtout, l’accompagnement concret des parcours doit inclure :

  • les mobilités (fonctionnelles, géographiques, inter-Caisses),
  • les suppressions de postes,
  • un plan de formation annuel aligné sur la GEPP,
  • la fin de carrière.

Or, nous ne pouvons ignorer une incohérence de la politique sociale de l’entreprise avec le rejet de la renégociation de l’accord mobilité (en vigueur depuis 15 ans), le maintien de mesures unilatérales sur les suppressions de postes. De plus, l’accord de fins de carrière n’est pas signé par SUD, et la négociation sur la formation professionnelle s’est soledée par un échec.

Pour SUD, les bases d’une GEPP protectrice ne sont déjà plus réunies.

Novembre – Changement de ton, pas de cap.

Si la direction adopte une posture plus ouverte dans la forme, les blocages de fond demeurent.

Les suppressions de postes restent encadrées par des décisions unilatérales, incompatibles avec l’esprit d’une GEPP censée sécuriser les parcours.

La formation professionnelle : la direction se replie sur l’accord national, insuffisant pour répondre aux besoins spécifiques du territoire.

Concernant le Tutorat : élément clé du précédent accord, il est vidé de sa substance et réduit à un simple item d’évaluation, sans reconnaissance ni cadre réel.

Fins de carrière : l’accord existant, non signé par SUD, privilégie des logiques de sortie plutôt qu’un accompagnement digne et équitable.

Bref, vous aurez la même lecture que nous : la GEPP perd sa vocation humaine et anticipatrice.

Décembre – Pourquoi SUD ne signera pas.

Malgré un climat d’échanges plus serein et la contribution importante de SUD dans les échanges, il n’y aura que quelques avancées marginales, nous confirmons notre refus de signature, surtout, que cette nouvelle mouture fait peser sur le salarié la responsabilité de son adaptation professionnelle par notamment de l’auto-formation, sans garantie de temps dédié,

En l’absence d’un accord solide, les garanties collectives sont insuffisantes : mobilités potentiellement imposées, compensations temporaires, reclassements non garantis à niveau équivalent.

Enfin, dans un contexte de transformation profonde lié au plan CASA ACT 2028 (IA, automatisation, rationalisation, intensification commerciale), les risques RPS sont majeurs. La GEPP aurait dû constituer un rempart. Elle ne l’est pas.

Vos élus SUD ne s’associeront pas à cet accord qui dédouane l’employeur de ses obligations, et refusent de cautionner le transfert de la responsabilité de l’employabilité sur les salariés, sans intégrer des garde-fous suffisants face aux transformations à venir.

La CFDT et le SNECA-CGC seront signataires de l’accord.

Actualité NATIONALE de l’automne…

Pendant ce temps et dès la rentrée, un mouvement national d’ampleur pour plus de justice sociale a émergé.

Le 10 septembre 2025, ce mouvement s’est exprimé avant tout comme un mouvement populaire.

Chacun et chacune bénéficie du droit fondamental inscrit dans la Constitution depuis 1946 : participer à des mobilisations, exprimer ses opinions, agir en citoyen.

Les élus qui y ont pris part l’ont fait à titre personnel, par engagement citoyen, au-delà de leur mandat syndical.

Puis le 18 septembre : agir pour reconstruire le rapport de force.

Depuis plus de 25 ans, l’affaiblissement du syndicalisme s’accompagne de reculs sociaux constants. Quand le rapport de force est défavorable, ce sont toujours les salariés qui paient.

Le 18 septembre, SUDCAM a donc appelé à rejoindre un mouvement de grève massif, pour défendre les revendications locales et nationales, et pour s’opposer aux attaques répétées contre nos acquis :

fiscalité injuste, jours fériés menacés, retraite à 64 ans, pression commerciale accrue, réorganisations imposées au mépris des salariés.

Cette journée était essentielle pour rappeler une chose simple : nous sommes toujours là.

Le syndicalisme reste un pilier de la démocratie sociale, un facteur de stabilité, capable de se mobiliser quand la situation l’exige.

L’histoire est sans ambiguïté.

Quand les salariés étaient trois fois plus syndiqués, les conquêtes sociales étaient arrachér par la mobilisation collective. Rien n’a été donné, que ce soit la 5ᵉ semaine de congés payés, la Retraite à 60 ans, la Sécurité de l’emploi renforcée, les droits au chômage élargis, les 35 heures, le Pouvoir d’achat en progression…les Syndicats écoutés et respectés

Depuis 2000, avec moins de syndiqués et moins de moyens, le bilan est inverse : recul des retraites, affaiblissement du Code du travail, CSE appauvri, assurance chômage durcie, inflation qui grignote les salaires, précarité et inégalités croissantes.

La mobilisation continue : appel du 2 octobre

Le mouvement ne s’arrête pas. Le 2 octobre, nous avons tous encore besoin de chacun/chacune d’entre vous, et seulement 1 ou 2 heures.

Pourquoi ?

Parce que le gouvernement prépare un budget 2026 injuste, qui coupe dans les services publics et fait encore payer les classes moyennes et les plus modestes.

Comment ?

En faisant le nombre. Être présent seulement le temps du défilé suffit, coûte peu, et pèse politiquement. Il est possible de faire grève uniquement le temps de la manifestation : pas besoin de perdre une journée entière de salaire.

Sans mobilisation, nos voix restent fragiles.

Malheureusement lors de la mobilisation nous étions trop peu nombreux. Sans participation massive, le gouvernement continue de croire qu’il peut décider sans opposition réelle.

Pourtant, la grève reste l’outil le plus visible de notre force collective. Se taire, c’est laisser faire. Se mobiliser aujourd’hui, c’est éviter les reculs de demain.

Voulons-nous regarder nos droits disparaître les uns après les autres, ou voulons-nous lutter ensemble pour les défendre ?

Les prochaines échéances seront décisives. Soyons plus nombreux, plus visibles, plus solidaires. Ensemble, nous sommes plus forts.

Et en fin d’année les NAO pour 2026…

Au national…CA parle des SALAIRES et dès fin septembre avec les NAO 2026 qui débutent (Négociations Annuelles Obligatoires).

Les négociations salariales ont démarré tôt cette année au Crédit Agricole… et déjà, la Direction brandit les incertitudes économiques comme un écran de fumée. Pourtant, les chiffres sont là : des milliards de bénéfices, une rentabilité record… mais toujours pas de juste partage attendu en phase avec les efforts et l’engagement des salariés.

A lire, le tract ICI !

Fin octobre 2025 : la direction nous dit ce qu’on mérite pour 2026 !

Pour la deuxième année consécutive, les N.A.O. nationales se soldent par un échec. La FNCA décide une augmentation de nos salaires de 0,5% ! Osons le dire, UNE HONTE !

Retrouvez ci-dessous un tract de nos représentants SUD à Paris. (cliquez ICI)

En novembre.

Face à ce constat Inacceptable, injuste vis-à-vis des attentes des salariés en matière de rémunération et de partage de la valeur bien légitimes, les syndicats, réunis en intersyndicale, ont demandé la réouverture des négociations !

Il y va du respect et de la reconnaissance de l’implication des salariés, ne serait que qu’en cohérence avec l’ambition 2030 du CA et de l’engagement qui est demandé à tous.

Retrouvez ici leur déclaration (cliquez ICI)

Décembre : Trahison !

Depuis plusieurs semaines, l’ensemble des organisations syndicales portaient d’une seule voix la réouverture des négociations salariales face au refus de La FNCA de rouvrir les discussions.

Et What A Fuck ! le 11 décembre, la CFDT fait le choix de quitter l’intersyndicale !! De plus, sachant qu’elle fait partie des 3 piliers syndicaux représentatifs avec SUD et la SNECA-CGC, Ce choix torpille le rapport de force que constituait l’intersyndicale. L’unité syndicale n’est pas qu’une posture, c’est une nécessité pour obtenir des avancées concrètes.

En agissant ainsi, la CFDT isole les revendications salariales et fragilise la voix des salarié·es, mais Il semble qu’elle ait d’autres intérêts ailleurs

Le 18 décembre, les organisations syndicales CGT, FO, SNECA, SNIACAM, SUDCAM et UNSA demandent que les salaires 2026 soient inscrits en priorité à l’ordre du jour de la CPPNI.

À l’heure des transformations majeures, des projets stratégiques et des exigences accrues, les salarié·es ont besoin de syndicats unis, combatifs et déterminés, et les syndicats ont besoin d’être soutenus et suivi par leurs pairs et par les salarié-es qu’ils représentent.

Retrouvez ci-jointe la lettre ouverte de l’intersyndicale.

En CSE.

Une deuxième partie de l’année marquée par des CSE denses.

Les CSE de fin 2025 révèlent une organisation en transformation accélérée, où les projets s’empilent plus qu’ils ne s’articulent.

À partir de septembre, ils deviennent progressivement plus lourds, jusqu’à atteindre un pic en novembre. 

Le volume des dossiers, la cadence des projets et la pression sur les élus augmentent nettement pour atteindre un pic en novembre avec pas moins de 339 pages de dossiers analysés, l’un des plus denses de l’année !

Sur l’ensemble de la période, les CSE sont dominés par une multiplication des projets de transformation qui s’enchainent à vitesse grand V et qui touchent tous les secteurs de l’entreprise.

Ces projets arrivent souvent en rafale, avec des impacts significatifs sur les conditions de travail.

Les élus SUD soulignent régulièrement un manque d’anticipation dans la préparation des dossiers mais surtout des impacts sous-estimés sur les équipes… et que dire de la pression forte pour analyser les documents.

Devant ces faits, notre posture syndicale reste ferme. Face à la cadence et au volume des projets, SUD adopte une ligne cohérente avec des avis défavorables répétés notamment en octobre et novembre.

AOÛT 2025.

(Cliquez ICI)

Ce CSE de rentrée restera marqué par l’hommage à 2 de nos collègues disparus durant l’été.

On nous présente également les résultats financiers et commerciaux à fin Juin, et autant dire qu’ils sont bons !

Mais derrière ces beaux indicateurs, ne perdons pas de vue que la “performance” repose sur une pression commerciale accrue sur les équipes. Derrière les chiffres en vert, il y a aussi des voyants rouges pour les salariés.

Si la machine tourne aussi bien, c’est grâce à notre travail et nos efforts quotidiens, et n’oublions pas que les salariés doivent se contenter des miettes, car souvenez vous que les dernières NAO n’ont même pas compensées l’inflation.

A l’ordre du jour aussi, pas moins de 4 projets de réorganisations :

  • Projet d’évolution d’organisation du contrôle de gestion et du pilotage,
  • Projet d’évolution d’organisation lié à l’assistance de l’équipe de direction,
  • Projet d’évolution du périmètre du secrétariat général et de la vie mutualiste,
  • Projet de création de poste au sein du service risques de crédit.

A noter également la présentation du traitement du surcroit d’activités sur le pôle expertise comptes clients (ex-PMO) par CA Chèques et un point de situation sur le service Crédits Agri Pro et la requalification de 2 postes de technicien expert relation client crédit Agri/Pro (PCE7) en Analystes relation client Agri/Pro (PCE8).

SEPTEMBRE 2025.

(Cliquez ICI)

De nouveau 5 projets d’évolutions à l’ODJ :

  • Projet d’évolution de l’organisation fonctionnement gouvernance,
  • Projet d’évolution d’organisation du secteur bancaire,
  • Projet d’évolution d’organisation du pôle séparation divorce,
  • Projet d’évolution de structure au sein de la SPA Sèvre et Maine,
  • Projet d’évolution de structure au sein des agences de Saint Herblain Bourg et Carré Lafayette.

Ce CSE est le reflet d’une transformation rapide, menée surtout par les chiffres, au détriment des salariés et du dialogue social.

Avec comme point d’orgue un projet validé par le CSE en aout et annulé quelques semaines plus tard, avec en prime suppression de poste à la clé.

Des réorganisations en cascade : centralisation, nouveaux postes de pilotage… mais peu de garanties sur la charge de travail.

Des effectifs sous-dimensionnés : des ratios avancés sans données claires, au risque d’intensifier le travail.

Et surtout, on voit poindre un affaiblissement du dialogue social avec le début d’avis défavorables répétés.

Vos élus SUD ont le sentiment que les décisions sont déjà prises.

OCTOBRE 2025.

(Cliquez ICI)

Encore 3 dossiers de réorganisations à étudier :

  • Projet d’évolution d’organisation de l’agence Habitat,
  • Projet d’évolution d’organisation de la direction des entreprises et de l’innovation,
  • Projet d’évolution et d’accélération de la filière énergie.

Concernant les rendus d’avis du mois de septembre, les transformations ne sont pas toujours très claires et surtout on sent qu’elles sont menées sans concertation, parfois sans réelles transparences et insuffisamment discutés avec les équipes.

Le manque d’ambition sur les effectifs et les moyens posent questions et les élus SUD s’interrogent sur la charge de travail future.

Ainsi, sans trop de surprise, les élus SUD rendront 5 avis défavorables !

NOVEMBRE 2025.

(Cliquez ICI)

Traditionnellement, le CSE de novembre est l’occasion pour la direction de nous présenter les orientations stratégiques de l’entreprise pour 2026.

Nous oserons dire que « traditionnellement » les objectifs de 2026 restent centrés sur les chiffres.

La « banque de cœur du territoire” se traduit désormais par objectifs massifs, des indicateurs partout et une pression commerciale intense sans moyens nouveaux.

Les effectifs CDI restent à iso, et le recours aux CDD/alternants diminue.

Et que dire du plan formation 2026 en baisse par rapport à 2025 alors que les attentes de compétences augmentent.

Pour la direction, les objectifs sont atteignables. Chez SUD, on en doute !

« Traditonnellement » toujours, le baromètre 2025 est présenté comme un succès historique. Mais quand on gratte un peu, on découvre que les salariés n’ont pas le temps, pas les infos, et que leurs remontées sont peu prises en compte…sans commentaire…

DÉCEMBRE 2025.

(Cliquez ICI)

Une fois n’est pas coutume, l’ODJ de ce CSE de fin d’année était light…

Peu de sujets à l’ordre du jour, mais des éléments importants ont été abordés, notamment la fin du “Tiers lieu CA Vous”, jugée fragile économiquement.

Sur le retour de la trimestrielle CSSCT, on notera une baisse des incivilités, mais les élus dénoncent encore des retards d’information et un manque d’analyse des agressions, et un absentéisme en hausse dans certaines équipes.

Plan stratégique “ACT 2028” nous est présenté comme ambitieux (IA, simplification, conquête), mais très peu d’éclaircissements sur les impacts concrets pour les salariés (charge, autonomie, risques psycho-sociaux).

De ce CSE ressort des signaux sociaux préoccupants (conditions de travail, stratégie floue, fracture syndicale), sans réponses concrètes pour les salariés. 

CONCLUSION.

En 4 mois, près de 20 dossiers structurants nous ont été présentés, mais sans garanties suffisantes pour les salariés, tant sur les effectifs, que sur la charge de travail, ou sur le sens des transformations.

Une stratégie conduite vite, par les chiffres et les organigrammes, au détriment de la concertation, de la stabilité et des conditions de travail.

Voilà qui promet pour 2026…avec en prime un changement de DG qui arrivera probablement, avec dans ses poches, un nouveau mandat de CASA….

En entrant dans une année électorale, chaque adhésion compte pour renforcer notre voix, défendre nos droits et peser réellement sur les décisions qui concernent nos conditions de travail.

Alors rejoignez SUD !


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