CSE

RETOUR SUR LE CSE DU 27 NOVEMBRE 2025.

Publication : 27/11/2025

Encore un CSE dense…très dense au cours duquel vos élus auront eu le plaisir d’analyser et de dérouler pas moins de 339 pages de dossiers !

Ainsi, comme tous les ans, le CSE de novembre est l’occasion pour la direction de nous présenter les orientations stratégiques de l’entreprise pour 2026.

Parmi celles-ci figurent le plan marketing, la REC, les repères métiers, les objectifs, le plan de formation annuel, l’évolution de l’emploi.

Cette réunion aura également été l’occasion de revenir sur les résultats du baromètre interne.

Ainsi, plutôt que de vous noyer sous les chiffres, que vous aurez le plaisir de découvrir probablement très prochainement 😉, nous avons plutôt choisi de vous livrer notre analyse critique et parfois même sarcastique…parce que c’est aussi ça SUD 😊…

Les orientations stratégiques.

2026, La promesse reste la même : « Être la banque de cœur du territoire ».

Ah, le slogan qui fait chaud au cœur… sauf qu’en lisant les dossiers, on comprend vite que le « cœur » ne bat qu’au rythme des indicateurs commerciaux.

En effet, des dizaines de lignes d’objectifs, des pourcentages partout, des seuils à 100 % ou 115 %.

Derrière « cœur » du territoire, il faut donc lire que le client est transformé en indicateur de performance ambulant.

Simplification des REC : « Pas tout dans la REC ».

Magnifique formule. Traduction : on enlève quelques lignes pour en refourguer ailleurs.

On nous promet moins de lignes mais chaque marché (particuliers, pros, banque privée, agences en ligne…) se retrouve avec une avalanche d’indicateurs.

La pression sur les salariés.

Les repères métiers et les objectifs 2026 sont un chef-d’œuvre abstrait en total décalage avec la réalité du terrain.

Pour les conseillers clientèles, les enveloppes restent trop élevées avec 600 à 750 clients à gérer, 30 à 50 entretiens patrimoniaux, 90 à 120 contrats d’assurance, 300 à 400 K€ de crédits conso…

Les RCM, même chose, mais avec encore plus de collecte et d’assurances.

Bien évidemment, tout ça avec des effectifs « stables ». En clair, pas de renforts mais juste une charge de travail alourdie.

Heureusement, pour tout ça, on nous promet des « outils »…mais pour certains, ils n’arriveront qu’au 1er trimestre…voir au 2ème semestre.

La formation : « Une Entreprise apprenante ».

Là aussi, la beauté des formules. Le Plan de Développement des Compétences 2026 est présenté comme la clé de voûte.

Pourtant les 13 320 jours/homme prévus sont inférieurs à 2025. Une enveloppe 2025 qui ne sera déjà « mangée » qu’à 60%.

On nous réduit le budget formation, on sait que l’objectif est difficile à atteindre, mais on exige de nous plus d’expertise.

On nous vend du digital, du RSE, du leadership inspirant… mais avec moins de moyens.

Le maitre mot est que nous devons être « acteurs de notre trajectoire »… On pourrait le traduire par débrouillez vous pour être compétents, mais avec moins de formation et pas assez de temps pour le faire.

L’emploi : une stabilité de façade.

Sans surprise, les effectifs CDI restent figés autour de 2320 salariés. Si le nombre reste iso, les profils bougent au rythme des nouveaux métiers.

Sans surprise également, on baisse le nombre de CDD et d’alternants, donc moins de renforts, plus de pression sur les effectifs et maîtrise des charges de personnel.

Quant aux départs en retraite et « départs naturels » prévus, on les renouvelle à iso, mais sans vraie politique de remplacement.

En Conclusion :

L’année 2026 se présente dans la même lignée que les précédente. Il va falloir cravacher et tous ces items révèlent une machine à chiffres qui se rêve en « banque de cœur » ou les clients sont réduits à des indicateurs de performance et les salariés des robots de conquête, pendant que l’intelligence collective devient artificielle.

Pour la direction, les objectifs sont atteignables. Chez SUD, on en doute !

Dans tous ces dossiers, la RSE est le supplément décoratif et est réduit un « module de formation » ou une « ligne complémentaire ».

Et face à la concurrence, bien que les néo-banques et le Crédit Mutuel/CIC soient identifiés comme menaces, la seule réponse qu’on nous propose c’est plus de digital, plus de premiumisation, plus de conquête…et + de +…

Le Baromètre IER 2025.

On nous dit que tout va bien, mais les réponses des salariés racontent une autre histoire.

Les chiffres officiels : tout va (presque) bien.

Sur le papier, c’est le meilleur baromètre depuis 2015. Champagne !

La satisfaction globale atteint un niveau record : 7,6/10, avec 82 % de collaborateurs « satisfaits ».

Les managers affichent même des notes stratosphériques (8,9/10 pour les managers de managers).

Les conditions matérielles, la formation et le soutien du management sont jugés « excellents » (souvent >90 %).

L’équilibre vie pro/vie perso progresse fortement (+9 points).

Les failles qui ressortent malgré tout.

L’accès à l’information chute brutalement (78 %, -8 points, et seulement 74 % dans le réseau).

Ainsi que le temps pour traiter l’information toujours très bas (54 %, et 46 % dans le réseau).

21 % d’entre nous disent rencontrer des obstacles pour bien travailler, surtout dans le réseau (instabilité des outils, surcharge, interfaces multiples) et seulement 71 % (67 % dans le réseau) sont d’accord pour dire que l’entreprise prend en compte les remontées terrain.

Autrement dit, les salariés disent « oui » à la satisfaction globale… mais « non » quand il s’agit de la réalité quotidienne.

Le grand écart entre discours et vécu.

On nous répète que la stratégie est « comprise » et que la communication est « transparente » (89 %).

Mais dans le même temps, les collaborateurs dénoncent le manque de temps, la complexité des process, l’accès difficile à l’information.

Le siège vit dans un monde à 8/10, pendant que le réseau rame à 7,4/10 avec des irritants quotidiens.

Les managers se disent « confiants » et « soutenus », mais les conseillers parlent de surcharge et de manque de fluidité.

En conclusion.

Le baromètre est positif en surface, mais il masque un décalage profond.

Nous répondons « satisfaits » par réflexe ou par lassitude, mais les commentaires libres pointent les vrais problèmes (process lourds, outils instables, manque de reconnaissance terrain, irritants quotidiens qui restent non résolus).

Pour finir, le baromètre 2025 est présenté comme un succès historique. Mais quand on gratte un peu, on découvre que les salariés n’ont pas le temps, pas les infos, et que leurs remontées sont peu prises en compte.

En clair : un baromètre qui brille en vitrine, mais qui craque en coulisses.

Mais aussi…

Recueils d’avis du CSE d’Octobre…

Pour plus de précision vous pouvez vous replonger, en cliquant ICI, dans notre compte rendu du mois dernier.

Journée de solidarité…et Calendrier des jours bancaires.

Sans surprise, l’avis de SUD est DEFAVORABLE sur ces 2 points. Le CSE a rendu un avis unanimement DEFAVORABLE.

Pour info, concernant les 24 et 31 décembre 2025, les agences, les sites et les agences en ligne fermeront à 16h !

Projet d’évolution de l’organisation de l’agence habitat.

Même sanction, avis DEFAVORABLE de SUD. Le CSE a rendu un avis unanimement DEFAVORABLE.

Projet d’évolution de l’organisation de la direction des entreprises et de l’innovation et Projet d’évolution et d’accélération de la filière énergie.

L’avis de SUD est FAVORABLE pour ces 2 dossiers. Le CSE a rendu un avis unanimement FAVORABLE.

Pour finir…

Crédit Agricole Assurances: Compléments d’information sur les régimes de santé et résultats du 1er semestre 2025

Mauvais nouvelle pour notre contrat complémentaire qui va subir une hausse d’environ 9.5% pour les salariés et 7.5% pour les retraités!

Les raisons sont principalement liées à l’inflation médicale, les mesure réglementaire et l’augmentation de certaines consommations.

La direction nous promet de « soigner »😉 la communication sur le sujet !

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