Nous ouvrons cette séance du CSE avec un point un peu inhabituel : ce mois-ci, et cela faisait longtemps que ce n’était pas arrivé, aucune réorganisation n’est inscrite à l’ordre du jour. C’est suffisamment rare pour être souligné.
Pour autant, cela ne signifie pas que les sujets de préoccupation manquent, bien au contraire.
Nous souhaitons revenir sur un point important qui impacte directement les salariés depuis plusieurs mois : l’augmentation continue du coût des carburants et, plus largement, du coût des déplacements professionnels et domicile-travail.
Comme nous l’avions déjà exprimé, les organisations syndicales avaient interpellé la Direction afin d’obtenir des mesures concrètes. Parmi les attentes figuraient notamment un assouplissement du recours au télétravail ainsi qu’une revalorisation de la prise en charge des frais professionnels.
La réponse apportée par la Direction a malheureusement été jugée insuffisante. Derrière une communication présentée comme une réponse au contexte, aucune mesure nouvelle n’a été annoncée. La Direction s’est limitée à rappeler les dispositifs existants, sans proposer de solution concrète et immédiate aux difficultés rencontrées par les salariés.
- Sur le télétravail, aucun assouplissement des règles n’a été envisagé, malgré une attente forte sur ce sujet.
- Concernant les frais professionnels, aucune revalorisation n’a été actée à ce stade, et le niveau actuel de prise en charge a même été considéré comme déjà conséquent, ce qui est en décalage avec la réalité vécue par les salariés.
Mieux, cette réponse donne le sentiment que la responsabilité est renvoyée vers les salariés eux-mêmes, en les incitant à adapter individuellement leurs pratiques, plutôt que de mettre en place des mesures collectives à la hauteur des enjeux...
Preuve que chez SUD le sujet nous inspire, retrouvez ICI le fruit de nos réflexions…😉
En question diverse, nous sommes également revenus sur la mise en place du pôle expertise séparation / divorce (voir nos comptes rendus ICI et ICI).
Après un mois de fonctionnement, les équipes confirment que le manque de personnel, que nous avions signalé dès le démarrage, se vérifie.
L’ajout d’une seule ressource apparaît insuffisant : il en faudrait plutôt trois pour absorber la charge, tant les collaborateurs sont débordés.
La direction indique «y être attentive» et affirme mettre en place des renforts temporaires pour accompagner la phase de lancement….à suivre, mais nous espérons ne pas avoir à faire à un nouveau PMO-gate !
Recueils d’avis du CSE de Mars…
Evolution du secteur immobilier et moyens généraux.
SUD émet un avis favorable sur le projet, reconnaissant ses avancées : il clarifie les responsabilités, simplifie les niveaux hiérarchiques, et renforce les compétences, notamment dans le domaine immobilier.
Le transfert du facility manager vers le CAMPUS est pertinent.
Toutefois, nous avons exprimé une réserve importante sur les Moyens Généraux, qui ont été laissés de côté. Ce service n’a visiblement pas été pris en compte ni dans les pesées de postes, ni dans l’analyse des métiers.
C’est d’autant plus regrettable que cette unité gère environ 10 millions d’euros de budget, une quarantaine de prestataires, et que son manager n’a même pas été consulté.
Nous nous interrogeons également sur les pesées des postes des managers en PCE 11 (Maillage réseau et Moyens généraux), directement en lien avec la direction générale, car nous n’avons pas connaissance d’autres pratiques similaires ailleurs.
Nous avons également demandé une étude complémentaire sur ces périmètres, afin de mieux valoriser certains métiers qui semblent sous-évalués.
Au-delà de l’avis, nous nous interrogeons une nouvelle fois sur le sort de la collègue assistante rattachée aux moyens généraux mais qui n’apparait plus dans les effectifs ainsi qu’un 4ème collègue technicien à la logistique de nantes…
Le CSE a rendu un avis majoritairement défavorable.
Evolution du service Informatique de Proximité.
Le mois dernier, nous avions déjà expliqué que le service avait besoin de plus d’expertise : le digital avance vite, les projets techniques se multiplient et la cybersécurité demande plus de compétences.
La création des nouveaux postes techniques va clairement dans ce sens et permettra au service de mieux anticiper et mieux sécuriser le système d’information.
Nous notons aussi la suppression du poste d’Animateur d’Équipe. Comme déjà indiqué, nous resterons attentifs à ce que le Responsable de Service ne soit pas surchargé et que l’accompagnement de proximité reste bien assuré.
Avec ces points de vigilance, et en demandant un suivi après la mise en place, SUD rend un avis favorable.
Le CSE a rendu un avis favorable.
Pour info…
Dispositif estival.
« On est vraiment sur un quasi copier/coller de 2025 ».

La direction considère que la fermeture estivale des agences ne pose pas de problème d’image, alors même qu’elle impose parfois l’ouverture le samedi lorsqu’un jour férié tombe un vendredi.
La campagne de recrutement des est en cours, avec une forte proportion d’enfants de salariés et d’anciens auxiliaires déjà formés.
Augmentation de capital CASA.
Comme les autres années la décote retenue est de 20 % .
Nous reçevrons tous une information détaillée dès le lancement de la campagne.
Bilan et prévisions de l’alternance et des stages.
Il y avait dans l’entreprise 110 alternants début 2025 qui ont aboutis au recrutement de 21 CDI et 2 CDD.
La réforme de l’aide à l’alternance aura un impact important : l’aide passera de 6 000 € à 2 000 €, soit une perte estimée à 300 k€ en 2025.
Depuis 2019, le nombre d’alternants diminue. La loi impose un minimum de 5 %, sous peine de pénalités. La direction ne souhaite pas descendre en dessous, mais rappelle que la politique d’iso‑effectif limite mécaniquement le nombre d’entrées : moins de départs = moins d’alternants.
Nous avons rappelé l’importance du tutorat pour la montée en compétences des alternant et la suppression de reconnaissance financière, pourtant prévue dans l’accord précédent.
La RH réaffirme que la formation fait partie de « l’ADN » de l’entreprise et qu’aucune rémunération supplémentaire ne sera accordée pour le monitorat ou le tutorat.
Seulement 86 jeunes ont été accueillis en stage d’observation (3e, seconde…), ce qui est jugé dommageable pour l’image et le rayonnement. Les conventions de stage ne remontaient pas systématiquement à la RH ; un rappel sera fait aux managers.
Bilan social.
La tendance 2023–2025 montre une baisse de 71 ETP. Contrairement à la logique d’ACT 2028 (« -1 quelque part = +1 ailleurs »), la trajectoire actuelle est clairement orientée à la baisse.
Les seniors (mais pas que) rencontrent des difficultés face à la charge mentale générée par les changements constants d’outils, les cadences, la multiplicité des canaux, la sur‑sollicitation et les sujets anxiogènes.
La direction souligne par ailleurs le «business extraordinaires issus des LEADS» !.
Ainsi elle refuse d’adapter les objectifs selon l’âge, estimant que ce serait discriminatoire.
Elle insiste sur le fait que ce sont les métiers qui évoluent, et que la formation et l’autoformation doivent permettre aux salariés de s’adapter.
Chez SUD, on se pose légitimement la question : la conséquence ne se serait-elle pas l’augmentation des inaptitudes prononcés, 4 en 2025 et déjà 6 en 2026 !
Partie 1 : LOGEMENT.
L’entreprise est soumise à une obligation légale de financer Action Logement, via une contribution de 0,45 % des salaires bruts des CDI. (471 K€ en 2025).
En 2025, 75 salariés ont bénéficié d’une aide, pour un total de 463 697 €.
Principales aides accordées :
- Agri-Accession : 11 dossiers, 220 000 €
- Agri-Travaux : 9 dossiers, 103 835 €
- Agri Mobili-Jeune : 43 dossiers, 119 862 €
- Garantie Visale : 5 dossiers
- Aides à la location : 2 attributions, 20 000 €
- Accompagnement social : 1 dossier
Pour 2026, le budget 2026 est de 721 673 €.
Retrouvez ICI les nouveaux dispositifs 2026.
Partie 2 : FORMATION.
Un retour sera fait dans la « Weeks RH » concernant les modalités d’accès et l’ergonomie de Learnia.
Learnia repose sur une IA qui établit un profil en lien avec 365 talents. L’utilisateur doit indiquer son métier et les compétences nécessaires ; la plateforme propose ensuite les parcours adaptés.
Le lien e‑Campus disparaîtra prochainement : il faut donc s’habituer à Learnia.
Des formations sont prévues pour les managers sur :
- Les Risques Psycho-Sociaux, (sans déconner, il parait que ça n’existe pas au CA…quelle anticipation.😉)
- L’accompagnement dans la maladie,
- Les proches aidants,
- Le handicap (visible et invisible).
Un pilote est en cours pour ajuster le dispositif.
Nous avons demandé à être formés également, afin d’être sensibilisés au même niveau que les managers.
Partie 3 : EGALITE PROFESSIONNELLE.
En 2025, l’entreprise compte un peu plus de femmes que d’hommes.
Les femmes sont plus nombreuses dans les postes intermédiaires, et les hommes restent un peu plus représentés dans les niveaux les plus élevés.
Les promotions montrent une dynamique positive : les femmes ont obtenu plus de prises de responsabilité que les hommes.
Les embauches sont équilibrées.
Les temps partiels concernent surtout les femmes, ce qui reste un point d’attention.
Les départs (retraites, démissions, mobilités) sont globalement équilibrés.
En résumé, l’égalité progresse, les chiffres sont globalement bons, mais il reste des efforts à faire sur la répartition des temps partiels et l’accès des femmes aux niveaux les plus élevés.
CSSCT – Accidents du travail et RPS.
CSSCT – Accidents du travail et RPS
14 accidents du travail ont été recensés, dont 5 malaises.
L’enquête CSSCT confirme une forte charge mentale et la présence de risques psychosociaux.
L’absentéisme augmente fortement :
- Les longues maladies augmentent fortement en 2025 avec un pic en décembre (doublement),
- Les conseillers financiers sont les plus touchés.
Pour SUD, la combinaison pression commerciale + malaises + absentéisme + longues maladies interrogent clairement sur un lien avec la charge de travail.
Risque crédit.
En introduction, la direction a insisté sur la difficulté de piloter les risques à long terme vu le contexte actuel et les tensions géopolitiques.
Nous sommes actuellement la 4ème caisse sur le taux de défaut.
Pour autant, tout n’est pas « au vert », certains marchés sont dans le dur. Sur le marché des parts on est vraiment au vert. Le niveau de défaut est vraiment très supérieur à la moyenne d’autres CR, d’autres établissements bancaires.
Sur le segment des professionnels, « il faut être vigilant, pas alarmiste, mais vigilant ». Hôtel, tourisme, restauration surtout, idem sur les segments des agris et des entreprises.
Au final, la situation est maîtrisée mais nécessite une vigilance permanente combinant discernement du réseau, les remontées du terrain et analyse des données.