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Compte rendu des négociations du 12 mars 2026.

Publication : 12/03/2026

Le Travail à distance.

Comme depuis 3 séances déjà, le thème principal de cette négo était le TRAVAIL A DISTANCE.

Lors des premiers échanges sur le sujet, la direction avait laissé entendre qu’elle était ouverte à une évolution du dispositif. Nous étions sortis de cette réunion avec l’agréable impression qu’un dialogue était possible.

La séance du mois dernier a pourtant vite refroidi nos ardeurs.

À ce stade, nous avions formulé des propositions mesurées, visant à faire évoluer l’accord tout en restant dans un cadre compatible avec l’entreprise.

Nos propositions avaient plusieurs objectifs simples : améliorer la qualité de vie au travail, encadrer plus strictement les décisions managériales et garantir le maintien des avantages liés aux repas et aux frais engagés par les salariés lorsque le travail est effectué à distance. (retrouvez une nouvelle fois nos propositions ICI)

Concrètement, nous proposions une extension modérée du télétravail (un jour par semaine pour le réseau, deux à trois jours pour les fonctions supports), une extension du travail déplacé, un encadrement plus clair des décisions managériales, ainsi qu’une indemnité forfaitaire de 50 € par mois pour couvrir les frais liés au travail à domicile.

La direction a finalement choisi de reconduire l’accord tel quel, sans retenir aucune de nos propositions. Il lui semble que l’accord est bien équilibré aujourd’hui malgré les disparités dans son utilisation et souhaite désormais « animer la mise en œuvre des dispositions en vue d’une pratique homogène »…

Si nous avions signé un avenant ou acté une prolongation, nous aurions pu gagner du temps, car la direction a, de toute façon, fait fi de nos demandes. Elle justifie ce refus par une volonté de préserver une supposée équité entre les salariés.

Pour la direction, le travail à distance est présenté comme un choix « exclusif » du salarié, et tout ce qui relève de l’organisation (espace de travail, matériel, connexion) reste à sa charge.

Cette vision du travail à distance, réduite à une faveur individuelle, interroge sur la volonté réelle de la direction d’améliorer la qualité de vie au travail.

Pour SUD, le travail à distance n’est pas une faveur, mais une organisation moderne du travail, qui doit s’accompagner de droits, de garanties et d’une véritable équité entre les salariés.

Malgré ces désaccords, SUD a choisi de signer l’accord, plus par résignation que par conviction, afin de ne pas pénaliser les collègues aujourd’hui qui en font.

A date, le SNECA signera également l’accord. Il y aura donc bien un accord « travail à distance » à partir du 31 mars.

La CFDT a reporté sa décision.

Nous resterons vigilants pour que les conditions de l’accord soient appliquées strictement et nous remonterons tous les dysfonctionnements ou abus managériaux que nous constaterons, afin de garantir que cet accord ne soit pas dévoyé.

Prolongation de l’accord d’intéressement.

Nous devions cette année renégocier, avant le 30 juin, notre accord d’intéressement qui arrivait à son terme.

Avec l’arrivée de notre nouvelle directrice générale, à la demande de la direction, nous avons choisi de reconduire d’un an l’accord à l’identique.

A ce jour, cet accord, négocié il y a 3 ans, a fait ses preuves et fonctionne bien.

Il y aura des points à revoir l’année prochaine…les pourcentages du résultat Net, les Boosters… et vous pourrez compter sur SUD.

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