Cash-investigation fait trembler les piliers !

 

 

Voilà le sujet au grand jour. Le dossier est tombé avec fracas aux portes du CA et tout l’édifice en tremble !

2019 : Nous avions nous-mêmes (SUD Atlantique –Vendée) été contactés par les enquêteurs de Cash-investigation.  L’approche nous avait semblé préjudiciable pour les salariés, et il nous paraissait plus intelligent de faire bouger les choses en interne en co-écoute, co-action, co-responsabilité…. co-construction quoi, que d’étaler le tout sur la place publique.

Cela ne vous aura pas échappé : ce qui est révélé dans Cash-investigation, correspond exactement aux dérives que SUD dénonce depuis des années en s’opposant systématiquement à la multiplicité des outils de suivi, la prolifération des tableaux de bords, la pression…

Ne nous y trompons pas : l’entreprise ne peut pas nier qu’elle fournit tous les outils pour mettre en compétition les salariés, en laissant habilement la main aux responsables de point de vente ou de service pour en faire ce qu’ils veulent. Ainsi elle se dédouane du benchmark en tant que tel.

En effet, si un croisement des données et des modes de classement est effectué (ce qui s’avère être un jeu d’enfant avec un tableur Excel) il ne s’agit selon nos dirigeants que « « d’une pratique du manager qui détournerait l’objet du tableau » …

mouais ….

C’est quand même bizarre de constater à quelle point cette pratique est répandue … Nous ne sommes pas dupes ; il y a déjà quelques temps que nous avons fait piquer nos lapins de 6 semaines.

Néanmoins, nous voulons continuer de travailler avec la Direction pour que les actions rejoignent les mots ; qu’elle nous démontre la différence entre les “disoux et les faisoux”, entre la langue de bois et la sincérité, entre “dire ce qu’on fait et faire ce qu’on dit”, entre communiquer sur ce qu’on va faire et communiquer sur ce qu’on fait…

Nous sommes toujours dans l’expectative !

Nous nous opposerons toujours au traitement des salariés, pris en otage par des challenges permanents que l’entreprise nomme “animations” ou “jeux” pour dédramatiser la pression et l’asservissement qui en découle insidieusement.

Vous qui subissez ou qui constatez ce type de dérives, qui êtes en détresse et en souffrance par ces pratiques, remontez-nous ces abus, contactez-nous ! Nous avons besoin de vous pour argumenter auprès de la Direction, qui nous dit condamner ce mode de management, et ne pas être en accord avec ces façons de faire. Elle qui nous rappelle qu’elle met le salarié au cœur.

Le discours ambiant dans l’entreprise aujourd’hui c’est « Ne regardez pas cette émission »

Conserver votre libre arbitre, faites entendre votre voix. Il n’est pas tolérable que la Direction vous interdise de regarder ce que vous voulez, qu’elle vous autorise à ce que vous êtes en droit de dire ou non, et qu’elle vous insuffle ce que vous ayez le droit de penser. En faisant cela, elle touche à la liberté d’expression et aux libertés individuelles.

Et tiens…. Pourquoi une foire aux questions si l’entreprise n’a rien à se reprocher……. SUD ne cautionne pas la plupart des réponses apportées dans cette FAQ même si nous étions évidemment demandeurs que les salariés puissent être épaulés face à une clientèle mécontente qui viendrait se manifester.

Nous avions refusé un entretien avec l’équipe de CASH investigation il y a quelques temps, mais serions enclins à répondre favorablement à une nouvelle demande de Mme LUCET si les choses ne devaient pas évoluer dans le bon sens, qui rappelez- vous, à de l’avenir…

 

Vos élus sud

 

P.S. Vous avez besoins d’informations, de pratico-pratique, soutien juridique… N’hésitez pas à consulter votre dossier familial !!!