Merci de me donner chaque jour un peu plus de travail, alors que j’ai déjà du mal à faire ce qu’on me demande.

Merci de mettre à ma disposition un outil informatique presque neuf, qui rame plus qu’une baleinière et qui tombe régulièrement en panne, mettant ainsi mes nerfs à fleur de peau.

Merci de me donner des conditions de travail qui se dégradent chaque jour un peu plus.

Merci d’augmenter la tarification client, les délais de réponse et toutes ces petites crottes qui dégradent chaque jour un peu plus l’IRC dont dépend une partie de ma rémunération.

Merci de rester dans votre tour d’ivoire et de fermer les yeux sur ce que je vis chaque jour.

Merci de ne pas écouter les représentants du personnel pour lesquels j’ai voté.

Merci de faire croire à grand coup de communication, que le dialogue social est de qualité, alors que chaque jour vous mettez des peaux de banane pour qu’il se casse un peu plus la figure.

Merci de me faire croire que je suis un gentil collaborateur, qui participe lui-même à l’élaboration de son travail, à la construction de sa souffrance.

Merci de ne pas reconnaitre mon engagement dans l’accomplissement de ma tâche quotidienne.

Merci de maitriser les charges de l’entreprise, et surtout la masse salariale, vous permettant ainsi de garantir votre rémunération variable déjà conséquente.

Merci de m’infantiliser chaque jour un peu plus en me faisant croire que l’avenir de notre entreprise est incertain alors qu’elle réalise des bénéfices qui feraient pâlir d’envie bon nombre d’entreprises.

Merci de déserter nos campagnes et de faire croire à la proximité clients.

Merci d’augmenter mes temps de trajet, détruisant ainsi un peu plus ma vie familiale

Merci d’élargir les horaires clientèles plus tard le soir, alors que vous avez tout fait pour mettre ce même client, qui accessoirement nous fait vivre, dehors.

Merci de ne pas me payer les heures supplémentaires que vous m’imposez par la non reconnaissance de la masse de travail à effectuer.

Merci de ne pas remplacer les départs et de charger un peu plus les collègues qui n’en peuvent plus.

Merci pour tous les burn out que vous cachez honteusement et dont vous portez la responsabilité dans la majeure partie des cas.

Merci d’externaliser mon travail vers des sociétés moins regardantes sur le droit social, dans lesquelles vous avez probablement des parts et une place au conseil d’administration permettant ainsi d’arrondir vos fins de mois.

Merci de vous offusquer lorsque les salariés se mettent en grève parce qu’ils n’ont aucun autre moyen d’être entendus.

Merci de ne dialoguer qu’avec ceux qui vous plaisent et que vous muselez.

Merci de nous prendre chaque jour un peu plus pour des cons.

Sincèrement merci pour tout ce qui n’est pas dit ici parce que la liste est trop longue et que 2017 n’arrangera pas la situation.

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